2019: Atelier dis-moi dix mots

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Par les apprenants du groupe 2, dis-moi dix mots en une tour ! 

Dans le cadre du projet de la « La langue française en fête » dont l’édition 2019 était consacrée à l’expression graphique, le groupe 2 de nos apprenants a exploré les dix mots choisis cette année :
« arabesque », « composer», « coquille », « cursif/-ive », « gribouillis », « logogramme », « phylactère »,
« rébus », « signe ».

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Le projet s’est déroulé en dix séances :

  • 2 séances consacrées à la bonne compréhension des 10 mots :
  • Réfléchir sur la langue, jouer avec les mots et découvrir différentes significations pour un mot.
  • 4 séances pour utiliser différentes formes de langage et approfondir la perception de certains mots notamment à travers le mime et des techniques de théâtre avec Jonathan de l’ASBL
    « les Fougères ».
  • 4 séances avec Monsieur LILO consacrées à l’expression graphique et à la réalisation d’une tour avec les dessins individuels.

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Les objectifs étaient :

  • Enrichir la connaissance de la langue française.
  • Favoriser les liens au sein du groupe.
  • Encourager l’expression personnelle, l’expression graphique et la créativité.
  • Gagner de la confiance en soi, oser s’affirmer.
  • Développer l’interactivité, faciliter le travail collaboratif

 

Le résultat ?

  • Des jeux de mots, des rébus, des mimes et des dessins réalisés dans la joie et la bonne humeur.
  • Un groupe où la confiance et les liens sont renforcés.

 

Une superbe tour à découvrir dans notre salle de projection au 2ème étage (Salle de l’Eveil hodimontois)

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Félicitations pour ce beau projet à :

Monsieur LILO, Jonathan, aux apprenants du groupe 2, aux formateurs et à Geneviève pour cette belle réalisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2018: Visite du recyparc

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Le 26 mars, 17 participants du groupe 1 et 2 accompagnés d’une formatrice ont visité le recyparc de Verviers 1, quai de la vesdre. Les participants sont partis à pied vers le parc. Une formatrice d’Intradel les y attendait. La visite avait pour but de découvrir le site, expliquer ce qui pouvait être apporté au parc, comment les trier, les possibilités de recyclage pour chacun de ses produits et le fonctionnement du recyparc. A la fin de la visite, chaque participant a reçu un guide pratique des recyparcs avec la liste des sites disponibles sur la Province de Liège.

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2016: Visite à la maison de l’eau

 

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Il faut de prime abord préciser que cette visite du 19 mai s’effectue sous forme d’un parcours interactif. Cette formule a l’avantage de créer une implication immédiate et soutenue de la part des apprenants, de maintenir leur intérêt tout au long du parcours, de permettre aux professeurs de déceler facilement tout problème de compréhension de la part des étudiants.

 

Le parcours proprement dit s’échelonne sur 8 stations bien distinctes :

 

1- Cave du 1er bâtiment : l’on découvre un module projeté sur les murs qui, sous forme de photos d’archives et de témoignages oraux, dépeint les conditions de travail des ouvriers de l’industrie lainière.

2- Cave du 2ème’ bâtiment : malheureusement l’éclairage déficient n’a pas permis aux élèves de bénéficier des renseignements de celle-ci.

3- Visite du rez de chaussée : sur la droite, l’on découvre 2 écrans tactiles qui donnent aux apprenants des informations générales sur l’industrie textile, les personnalités marquantes de l’époque et les différentes machines utilisées dans les usines. L’on y apprend également que, suite à la construction du barrage de la Gilleppe, Verviers a bénéficié de l’eau courante dès 1876 !

Il faut aussi signaler que l’eau recueillie par les barrages d’Eupen et de la Gilleppe provient des Fagnes et que celles-ci constituent le site le plus arrosé de Belgique. L’eau ne peut pénétrer dans le sol vu la nature spécifique du milieu ambiant et dévale donc sous forme de ruisseaux vers les barrages de la Gilleppe et d’Eupen. Ceci explique la qualité et la quantité exceptionnelles de celle-ci.   Ce n’est pas un hasard si Verviers a été nommée capitale wallonne de l’eau.

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4- C’est également ici que les élèves sont invités à tester leurs connaissances toutes fraîches avec :

  • le jeu Electro : à l’aide de curseurs, ils doivent faire correspondre les images du haut avec celles du bas et appuyer ensuite sur un bouton de contrôle pour avoir la réponse correcte.
  • le jeu de lettres : il leur est demandé en un temps imparti de 20 secondes de trouver 9 noms de lieux de la région.

5- Le parcours se poursuit par la découverte au 1er étage de la salle pédagogique où Eddy, l’un des professeurs, précise encore quelques points à l’attention des apprenants, notamment concernant le cycle de l’eau.

 

6- Arrivés au second étage, le groupe découvre divers aspects du barrage de la Gilleppe ainsi que des travaux qui permirent son élaboration et découvre ensuite, sous forme didactique, la machine à vapeur et la roue à aube.

Les étudiants sont ensuite confrontés à un nouveau jeu qui retrace les différentes étapes de l’épuration de l’eau et leur permet de vérifier leurs connaissances en la matière.

7- Chacun emprunte ensuite l’escalier qui mène au 3ème étage : sur la mezzanine, l’on peut visionner « le vol de l’oiseau » et survoler une partie du parcours de la Vesdre.

8- Dans la cour, lieu qui termine cette visite enrichissante, professeurs et apprenants ont le plaisir de découvrir la fresque de Roland Materne intitulée « Eau source de vie.

 

La visite se termine aux environs d’11h20.

 

 

Pierre Hamel

Professeur bénévole

2016: Visite du Fort d’Aubin Neufchateau

 

 

Monsieur Karl Heinz Renerken, Président du Fort et enseignant bénévole en alphabétisation au CFHV, nous a conviés à visiter ce site qui s’est distingué en mai 1940.

Cette visite a eu lieumemorial le 5 mars 2016.

Nullement découragés par le temps (pluie permanente, bise glaciale et horizon bouché), une trentaine de participants, enseignants bénévoles, sympathisants, membres du C.A. souvent accompagnés de leur famille ont répondu présents.

Passionné d’histoire et sous-officier retraité à l’armée, Monsieur Renerken a partagé avec nous un condensé de toutes ses recherches.

Il faut savoir que, pour accéder ou sortir du fort qui était construit essentiellement sous terre il y a 160 marches  à franchir !

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Monsieur Renerken  et son collègue surent, tout au long de ce parcours, expliquer les mille et un détails de la vie quotidienne  des soldats au sein du fort, lequel disposait du chauffage central et de douches, choses exceptionnelles à cette époque. Construits pour prémunir la Belgique en cas d’invasion, les forts belges et notamment celui d’Aubin Neufchâteau résistèrent vaillamment aux assauts allemands même si, pour l’observateur neutre, 11 jours cela paraît peu eu égard aux investissements consentis par l’Etat belge.

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Cette découverte du fort d’Aubin Neufchâteau enchanta petits et grands et se termina par un chaleureux goûter à l’Abbaye de Val Dieu pour ceux qui le désiraient.

2015: Visite du Palais de Justice

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Aujourd’hui, 28 avril 2015, des élèves des groupes 2 et 3, accompagnés de 2 professeurs, Denise et Pierre, se sont rendus au Palais de justice de Verviers pour découvrir de façon concrète et didactique la façon dont la justice est rendue.

 

Pour ce faire, rendez-vous avait été pris avec Alain Houart, ancien substitut du Procureur du Roi et membre de l’Assemblée Générale de l’A.S.B.L. Centre Femmes/Hommes de Verviers.

En sa qualité d’homme de loi, c’est lui qui allait servir de guide tout au long de cette visite qui permit à chacun de découvrir combien il est souvent malaisé de rendre un verdict.

Alain Houart s’attacha de prime abord à faire découvrir les qualités architecturales du Palais de justice de Verviers. Ensuite, notre groupe pénétra dans la salle des pas perdus par laquelle la visite allait débuter. Alain Houart fit remarquer combien ce bâtiment était majestueux et conçu, ainsi que l’on le désirait à l’époque, pour impressionner les personnes y pénétrant.

Il invita ensuite les apprenants à monter au 1er étage et s’attarda quelques instants sur un magnifique vitrail situé à mi-chemin et représentant la Justice. Celle-ci tient dans sa main une balance pour peser les arguments des parties adverses et dans l’autre main un glaive pour châtier les coupables.

Au 1e étage, après avoir fait admirer les armoiries des localités dépendant de l’arrondissement judiciaire de Verviers, notre cicérone nous invita à découvrir le cabinet du Procureur du Roi et signala que, chaque matin, 80 nouveaux dossiers sont apportés par la Police de Verviers et soumis au Parquet. Il faut savoir, en effet, que c’est la police de Verviers qui rédige des rapports relatifs aux infractions et délits commis la veille dans l’arrondissement. En fonction desdits rapports, c’est le Procureur du Roi qui décide de la suite à donner aux faits relevés.

 

Alain Houart a ensuite emmené le groupe des apprenants dans la salle d’audience où sont jugés les personnes ayant commis des faits relevant du Tribunal correctionnel. Chacun suivit avec beaucoup d’intérêt les plaidoiries des avocats, l’intervention du Procureur relative aux faits reprochés au prévenu qui fut invité par la juge, en fin de séance, à donner sa version des faits. Ensuite, notre guide nous invita à quitter la salle et tint à nous expliquer les tenants et aboutissants de l’affaire en cours, laquelle s’était révélée particulièrement nébuleuse à telle enseigne que le Procureur déclara abandonner toute poursuite à l’égard du prévenu dans ce dossier vu les discordances entre les différentes versions présentées et l’absence de preuves permettant de corroborer la version de l’une ou l’autre partie en présence.

 

Ensuite, les apprenants purent assister à la session dans la salle d’audience réservée au tribunal de Police. L’avocat du prévenu essaya de négocier une peine de travail pour son client en lieu et place de l’amende prévue.

Le Procureur, invité par la Juge à émettre son opinion déclara être sceptique quant au bienfondé de cette demande et à l’intérêt de celle-ci eu égard à la personnalité du prévenu, récidiviste notoire.

Ici encore, notre cicérone expliqua de façon claire et nette les tenants et aboutissants de cette affaire. Les élèves, ainsi que les professeurs avouèrent t leur surprise devant la complexité de toute affaire jugée au Tribunal et la difficulté de porter un jugement correct dans de nombreux cas !

La visite se termina par la découverte des locaux situés au 1er étage et dévolus au Parquet. C’est plus précisément dans ces locaux que notre guide exerça durant de nombreuses années son rôle de Substitut du Procureur du Roi.

Après avoir chaleureusement remercié Alain Houart pour la qualité de son intervention et ses commentaires éclairés, les professeurs quittèrent les lieux en compagnie de leurs élèves.

2015: Visite de la bibliothèque communale de Verviers

P1020663Ce mardi 10 mars, un groupe d’apprenants des groupes 2 & 3, escortés d’un professeur, avait rendez-vous avec l’un des bibliothécaires de la ville de Verviers pour visiter ladite bibliothèque.

Notre mentor expliqua, de prime abord, les horaires de fréquentation de la bibliothèque.

Il expliqua ensuite que celle-ci propose à ses lecteurs d’origine étrangère des livres spécialement édités pour apprendre et/ou parfaire leurs connaissances du français et fit découvrir ceux-ci.

Il emmena ensuite les apprenants vers le coin réservé aux livres écrits en langue étrangère : russe, allemand, anglais, arabe.

Notre guide montra ensuite l’espace réservé à la consultation des ouvrages disponibles à la bibliothèque de Verviers ainsi que ceux disponibles dans d’autres bibliothèques de la région et qui peuvent être fournis à la demande.

Après quoi, les élèves furent invités à se rendre dans la salle de lecture. Celle-ci permet de consulter diverses publications : presse internationale, nationale et locale voisinent avec des hebdomadaires tels que : Test-Achats, le Moniteur Automobile et diverses revues scientifiques. Cette salle met également à la disposition des personnes en règle de cotisation (6 € l’an pour 1 adulte, gratuite pour les jeunes de moins de 18 ans) 5 PC reliés à Internet ainsi qu’une imprimante.

Notre cicérone nous emmena ensuite visiter la bibliothèque de la Jeunesse, laquelle est maintenant située dans le même bâtiment et offre aux enfants et aux jeunes adolescents la possibilité de découvrir le monde merveilleux de la lecture. Parmi les apprenants, il y a de nombreuses mères de famille et la découverte de cette bibliothèque de la Jeunesse suscita chez elles un très vif intérêt !

Il faut signaler que durant les heures d’ouverture, il est loisible à tout un chacun de rester aussi longtemps qu’il le désire dans ces locaux où tout a été fait pour inciter le public à profiter des plaisirs qu’offre la découverte des ouvrages et du matériel mis à sa disposition.

Cette visite se termina vers 10 h 45 et recueillit un franc succès auprès des élèves présents qui eurent ainsi l’opportunité de découvrir un outil pédagogique, culturel et convivial de grande qualité.

 

Pierre Hamel

Professeur bénévole

 

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2014: Visite de Télevesdre

2014: Visite de Télevesdre

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Ce mardi 3 juin, les apprenants des groupes 2 & 3 se sont retrouvés à 9h30 devant le siège de Télévesdre, la télévision locale de l’arrondissement de Verviers.

Le responsable du service technique qui allait nous servir de cicérone nous accueillit dans la salle de réception.

Il nous expliqua qu’il y a 12 télévisions locales reconnues lesquelles pour ce faire ont dû répondre à des critères stricts des pouvoirs publics les subsidiant.

Télévesdre est constituée sous forme d’A.S.B.L. et est subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Notre télévision locale couvre l’arrondissement de Verviers comprenant les communes de Dison,Herve, Malmedy, Pepinster, Waimes… et travaille en symbiose avec les régions germanophones (Eupen, Saint- Vith …). Télévesdre collabore évidemment avec les autres télés locales avoisinantes : RTC, BRF, TTV principalement.

Elle doit aussi se conformer aux décrets de la Fédération Bruxelles-Wallonie et, par exemple, réaliser une émission d’information quotidienne sur les divers évènements locaux pour bénéficier de sa subvention.

Elle est également soumise au contrôle du C.S.A. (Conseil supé&rieur de l’Audiovisuel), ce qui implique une vérification des idées propagées par ses invités. Il est exclu d’inviter des partis fascistes, néo-nazis à venir débattre lors, par exemple, des élections.

Télévesdre reçoit aussi des subventions de la commune de Dison sur le territoire de laquelle elle est installée et de la commune de Verviers.

Signalons enfin, pour clore ce chapitre financier, que 30% des recettes de Télévesdre proviennent de la publicité, le coût dépendant de la fréquence et de la durée des spots publicitaires.

26 personnes travaillent à Télévesdre dont 12 techniciens et 8 journalistes. Le bâtiment qui abrite notre télévision locale est situé rue du Moulin, 30A à Dison. Auparavant, elle se situait rue Neufmoulin dans un château qu’elle occupait intégralement mais qui présentait de nombreuses lacunes au point de vue aménagement, disponibilité des lieux …

Nous entamons ensuite la visite du site de Télévesdre et des divers éléments qui permettent la réalisation des émissions télévisées :

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  • le local infographe : sert à la création des génériques d’émission ; il occupe 2 personnes à temps plein et une à mi-temps
  • la salle de réunion du Personnel où se situe le site Internet de Télévesdre auquel il faut ajouter les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter.
  • la salle technique (opérationnelle depuis 2007) : les techniciens y travaillent avec des cartes mémoire et un logiciel de montage professionnel. Ces divers outils permettent de reconstituer les coupes de montage pour réaliser une vidéo (il est possible de modifier les voix, la musique …). Celle-ci est ensuite émise sur le réseau de Belgacom ou de Voo. La responsabilité finale du contenu et de la présentation du reportage présenté sous forme de vidéo est du ressort final du rédacteur en chef.
  • les cellules de montage (au nombre de deux) : les reportages diffusés sur Télévesdre font toujours l’objet d’un enregistrement au préalable. Tous les reportages doivent être enregistrés avant 16 h afin d’éviter aux membres du Personnel de prester des heures tardives.
  • la petite régie : sert pour le Journal Télévisé. Comme l’émission n’est pas faite en direct, un seul technicien peut coordonner les caméras automatiques, les titrages, la partie production de l’émission ainsi que le contrôle d’envoi et de réception des différentes diffusions.
  • la régie principale : est utilisée lors d’émissions en direct avec la participation d’invités (6 maximum), requiert un nombre plus important de techniciens ainsi qu’un régisseur pour coordonner le travail des cameramen, la synchronisation des différents micros (éventuellement un chronométrage du temps de parole accordé à chaque intervenant) ; celui-ci a également la communication « interphonie » (communications {parler et écouter}entre techniciens notamment en cas de problèmes techniques mais également avec le présentateur et, éventuellement les différents orateurs.
  • le studio 1 : très confortable, doté d’un beau décor, celui-ci bénéficie de l’air conditionné, d’un éclairage « led » qui génère une faible consommation énergétique ainsi qu’un dégagement de chaleur également réduit. Il est utilisé pour toutes les émissions réalisées en « live ».
  • le studio 2 : il s’agit d’une petite salle dont les angles sont tous arrondis, qui est spécialement affecté à la diffusion du Journal télévisé. Ce studio présente la caractéristique d’offrir un décor uniformément vert baptisé greenkeep c.à.d. que la couleur verte du décor devient transparente afin d’y superposer un décor élaboré en arrière-plan.
  • la salle de spectacle : aménagée au 1er étage, celle-ci doit accueillir 30 activités par an.
  • la salle de maquillage : celle-ci est indispensable pour donner « bonne mine » aux personnes placées sous le feu des projecteurs.

Est-il besoin de préciser que la découverte de l’univers de la télévision, fût-elle locale, suscita un véritable engouement auprès de tous les apprenants et même de leurs professeurs.

Chacun(e) suivit avec un intérêt jamais démenti les différentes phases de cette visite et prit plaisir à découvrir les mille et une facettes et techniques utilisées pour la diffusion d’un programme télévisé tant il est vrai que ce média véhicule, encore de nos jours, un petit côté féérique, imaginaire propre à captiver ceux qui le découvrent.

La visite, suivie de la photo traditionnelle du groupe d’apprenants, se termina aux environs d’11h30.

Pierre Hamel

Professeur bénévole

2014: Visite du musée Renier

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Ce mardi 21 janvier, les apprenants des groupes 3 (largement majoritaires) et des groupes 2 ont pu apprécier la qualité et la diversité des œuvres que le musée permet à ses visiteurs d’appréhender. Certains étudiants ont suivi les berges de la Vesdre pour gagner le musée, découvrant ainsi un parcours touristique récemment remis en valeur.

C’est Madame Deblanc, Conservatrice du musée, qui se chargea de souhaiter la bienvenue à chacun et chacune. Elle rappela ensuite les origines de la création du musée verviétois, signalant que celui-ci, autrefois, servait d’hôpital.

Elle proposa ensuite aux apprenants de découvrir soit les locaux renfermant des porcelaines, grès, faïences soit de suivre l’évolution des œuvres picturales à travers les siècles, œuvres qui comme toutes celles présentées au public sont d’une haute qualité culturelle.

Le choix s’étant porté sur l’art pictural, Madame Deblanc entama donc la visite par des tableaux peints au 14ème siècle. Dès le début et jusqu’à la fin de la visite, Madame Deblanc se révéla un guide « hors pair » connaissant son sujet sur le bout des doigts, agrémentant en outre ses commentaires de renseignements historiques pertinents, le tout en utilisant un langage clair, accessible aux élèves.

C’est ainsi, par exemple, qu’elle précisa le rôle essentiel joué par la ville de Florence au point de vue artistique dans le passé mais qu’elle nous révéla que cette cité occupe encore une place prépondérante dans l’art et la culture contemporains.

Elle spécifia également que l’art est un domaine subjectif, que ce qui semble beau ou laid à l’un d’entre nous peut paraître tout le contraire à notre voisin. Elle rappela aussi que certaines techniques, certains procédés utilisés par un artiste peuvent nous paraitre désuets mais avoir été « avant-gardistes » à l’époque où ils furent utilisés.

Elle nous parla aussi de la Réforme et du courant artistique, le Baroque qui apparut en réaction face à celle-ci. Elle expliqua que le Baroque, initié suite à l’intervention du Pape pour combattre le Protestantisme se voulait un art chaleureux, accessible à tous, plus humain à l’opposé du classicisme citant notamment les grands artistes du Baroque : Rubens, Rembrandt, …

Nous passâmes ensuite aux œuvres du 18ème siècle, période durant laquelle les femmes jouirent d’une certaine indépendance qu’un certain Napoléon, avec la parution de son Code civil, début 19ème siècle, s’empressa de leur supprimer assimilant les femmes à des enfants mineurs !

Nous découvrîmes ensuite divers courants artistiques : le romantisme, son opposé le réalisme et, enfin, le courant certainement le plus connu, le plus populaire, l’impressionnisme.

Ce fut l’occasion d’apprendre que si, auparavant, toutes les œuvres d’art étaient exécutées sur bois et, exclusivement, dans les ateliers des artistes, la découverte des tubes de peinture va émanciper le peintre de toutes ces contraintes et lui permettre d’exercer son art à l’extérieur à l’aide d’un chevalet et de ses précieux tubes de peinture. Elle nous explique également t que ladite peinture ne sera plus effectuée « à plat » mais bien à l’aide de petites touches.

En conclusion, Madame Deblanc nous fit admirer des peintures dont le seul but était de décorer des appartements. Celles qu’elle nous fit découvrir avaient pour cadre la vie à la campagne et la Vesdre servait de fil conducteur à ces représentations d’un passé encore récent mais qui nous semble complètement obsolète aujourd’hui.

La visite se termina à 11h 30 précises et les premières impressions relatives à cette visite et recueillies auprès des apprenants par les professeurs furent toutes positives voire admiratives.