FÊTE DU 1ER MAI 2015

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Fête du 1er MAI 2015

Comme chaque année, notre centre Femmes-Hommes Verviers a participé aux festivités liées au 1er mai.

Dès 10 heures, Fatiha et Christelle étaient à pied d’œuvre pour installer notre tonnelle dans le parc Marie-Louise. Elles procédèrent ensuite à la décoration de ladite tonnelle et installèrent divers prospectus et documents renseignant les diverses activités et possibilités mises à disposition du public par notre A.S.B.L. ainsi que des bonbons théoriquement destinés aux enfants mais qui firent aussi le régal des plus grands.

Elles assurèrent également, comme de coutume, une permanence de 10 à 18 heures de façon cordiale et animée.

 

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Vers 17h30, tout doucement, avec le sentiment du devoir bien accompli, elles commencèrent à déménager leurs pénates et purent de cette façon quitter le parc et rejoindre leur domicile après une journée bien remplie au cours de laquelle le temps daigna se montrer clément !

Il faut encore et surtout signaler que, au cours de cette journée, de nombreux responsables et/ou membres d’associations ont demandé à Fatiha et/ou Christelle l’adresse courriel de notre centre de façon à leur permettre d’appréhender et de faire connaître notre A.S.B.L. Toutes ces demandes ont été transmises à notre secrétariat pour assurer le suivi de celles-ci.

De nombreuses personnes se sont également renseignées sur nos groupes d’appui, les conférences/débats et ciné-clubs mis sur pied par notre centre.

Certaines personnes se sont informées au sujet des conditions requises pour faire partie des bénévoles chargés des cours F.L.E.

Pour être complets, signalons enfin que Christelle et Fatiha ont également reçus des demandes concernant la médiation de dettes et les cours d’informatique.

Pierre HAMEL

Professeur bénévole

VISITE DU PALAIS DE JUSTICE AVEC LES APPRENANTS 28/4/2015

VISITE DU PALAIS DE JUSTICE AVEC LES APPRENANTS 28/04/2015

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RESUME DE LA VISITE DU PALAIS DE JUSTICE CE 28 AVRIL 2015

 

Aujourd’hui, des élèves des groupes 2 et 3, accompagnés de 2 professeurs, Denise et Pierre, se sont rendus au Palais de justice de Verviers pour découvrir de façon concrète et didactique la façon dont la justice est rendue.

 

Pour ce faire, rendez-vous avait été pris avec Alain Houart, ancien substitut du Procureur du Roi et membre de l’Assemblée Générale de l’A.S.B.L. Centre Femmes/Hommes de Verviers.

En sa qualité d’homme de loi, c’est lui qui allait servir de guide tout au long de cette visite qui permit à chacun de découvrir combien il est souvent malaisé de rendre un verdict.

Alain Houart s’attacha de prime abord à faire découvrir les qualités architecturales du Palais de justice de Verviers. Ensuite, notre groupe pénétra dans la salle des pas perdus par laquelle la visite allait débuter. Alain Houart fit remarquer combien ce bâtiment était majestueux et conçu, ainsi que l’on le désirait à l’époque, pour impressionner les personnes y pénétrant.

Il invita ensuite les apprenants à monter au 1er étage et s’attarda quelques instants sur un magnifique vitrail situé à mi-chemin et représentant la Justice. Celle-ci tient dans sa main une balance pour peser les arguments des parties adverses et dans l’autre main un glaive pour châtier les coupables.

Au 1e étage, après avoir fait admirer les armoiries des localités dépendant de l’arrondissement judiciaire de Verviers, notre cicérone nous invita à découvrir le cabinet du Procureur du Roi et signala que, chaque matin, 80 nouveaux dossiers sont apportés par la Police de Verviers et soumis au Parquet. Il faut savoir, en effet, que c’est la police de Verviers qui rédige des rapports relatifs aux infractions et délits commis la veille dans l’arrondissement. En fonction desdits rapports, c’est le Procureur du Roi qui décide de la suite à donner aux faits relevés.

 

Alain Houart a ensuite emmené le groupe des apprenants dans la salle d’audience où sont jugés les personnes ayant commis des faits relevant du Tribunal correctionnel. Chacun suivit avec beaucoup d’intérêt les plaidoiries des avocats, l’intervention du Procureur relative aux faits reprochés au prévenu qui fut invité par la juge, en fin de séance, à donner sa version des faits. Ensuite, notre guide nous invita à quitter la salle et tint à nous expliquer les tenants et aboutissants de l’affaire en cours, laquelle s’était révélée particulièrement nébuleuse à telle enseigne que le Procureur déclara abandonner toute poursuite à l’égard du prévenu dans ce dossier vu les discordances entre les différentes versions présentées et l’absence de preuves permettant de corroborer la version de l’une ou l’autre partie en présence.

 

Ensuite, les apprenants purent assister à la session dans la salle d’audience réservée au tribunal de Police. L’avocat du prévenu essaya de négocier une peine de travail pour son client en lieu et place de l’amende prévue.

Le Procureur, invité par la Juge à émettre son opinion déclara être sceptique quant au bienfondé de cette demande et à l’intérêt de celle-ci eu égard à la personnalité du prévenu, récidiviste notoire.

Ici encore, notre cicérone expliqua de façon claire et nette les tenants et aboutissants de cette affaire. Les élèves, ainsi que les professeurs avouèrent t leur surprise devant la complexité de toute affaire jugée au Tribunal et la difficulté de porter un jugement correct dans de nombreux cas !

La visite se termina par la découverte des locaux situés au 1er étage et dévolus au Parquet. C’est plus précisément dans ces locaux que notre guide exerça durant de nombreuses années son rôle de Substitut du Procureur du Roi.

Après avoir chaleureusement remercié Alain Houart pour la qualité de son intervention et ses commentaires éclairés, les professeurs quittèrent les lieux en compagnie de leurs élèves.

Conférence /débat »lutte contre l’homophobie et la lesbophobie » 10/04/2015

 

 

 

Vendredi 10/4/2015 à 19h – Conférence/débat « Lutte contre l’homophobie et la lesbophobie » + reportage

INTERVENANT  :

Johatan BOVY, Président de l’Asbl  » ENSEMBLE AUTREMENT »

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Cette soirée était très intéressante pour tous les participants car nous n’étions pas vraiment au courant de ce sujet et ne l’avions pas encore développé en profondeur durant nos conférences / débat.  Monsieur Bovy, accompagné de deux intervenants issus de l’asbl « Ensemble autrement » nous a présenté un reportage de la RTBF « Questions à la une » au cours duquel étaient développés les thèmes de l’adoption pour les couples homosexuels ainsi que les dangers de l’homophobie avec des témoignages personnes ayant été victimes de coups et de violences graves.

Nous retiendrons principalement que deux meurtres homophobes ont eu lieu en Belgique en 2012.

Le corps d’Ihsane Jarfi avait été découvert dans les bois de Nandrin une semaine après sa disparition, survenue le 22 avril 2012. Le jeune homme avait été embarqué dans une voiture alors qu’il sortait d’un endroit fréquenté par des homosexuels.  Quatre auteurs ont été arrêtés depuis les faits. Mutlu Kizilaslan, Jeremy Wintgens, Jonathan Lekeu et Eric Parmentier seront accusés à titre principal de l’assassinat à caractère homophobe d’Ihsane Jarfi.

Raphaël Wargnies avait tué Jacques Kotnik de plusieurs coups de marteau la nuit du 25 juillet 2012 dans le Parc d’Avroy à Liège. L’accusé avait affirmé qu’il s’était vengé des homosexuels en agressant l’un d’eux après l’avoir choisi au hasard. Raphaël Wargnies sera le premier accusé à répondre des faits assortis de la circonstance aggravante d’homophobie devant une Cour d’assises.

Nous avons également présenté un reportage témoignant de la situation vécue par les personnes homosexuelles en Russie.  Le gouvernement russe s’oppose à l’homosexualité, la population y est elle aussi très hostile et suite à cela, des agressions très graves ont lieu quotidiennement à l’encontre de cette communauté.  De nombreux homosexuels russes songent à quitter le territoire et à s’installer dans des pays plus tolérants à ce niveau.

Il nous fut présenté un diaporama avec un carte du monde reprenant les pays tolérants, les pays les moins tolérants et ceux où l’homosexualité est toujours passible de peines de prison ou même de la mort.  La soirée s’est terminée par une séance de questions / réponses.

P. Leclercq

 


Cine club/débat « J’embrasse pas » 1/4/2015

Mercredi 01/4/2015 à 19h – Ciné-club/débat « J’embrasse pas » + intervenant de l’ASBL « ENSEMBLE AUTREMENT » sur le thème de

l’homosexualité et la prostitution masculine

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CINE-CLUB/DEBAT – « J’EMBRASSE PAS », un film d’André TECHINE
Le 1er avril 2015, en prélude à la conférence/débat du 10 avril 2015
Animation du débat par l’asbl « ENSEMBLE AUTREMENT » et l’asbl « ICAR »

L’histoire de Pierre qui vient de quitter son Sud-Ouest natal pour tenter fortune à Paris avec pour tout bagage un diplôme de brancardier, et un vague désir de devenir acteur. Il va sombrer dans la prostitution …

Nous avons rencontré un représentant de l’asbl ICAR – Liège ainsi que le Président et un représentant de l’asbl ENSEMBLE AUTREMENT – Verviers, présents pour animer la soirée. Nous avons donc projeté le film « J’embrasse pas » d’André Téchiné. Cette histoire poignante a beaucoup plus aux personnes présentes car elle expose le parcours d’une vie qui dérape à un moment donné. Tous en ont conclu qu’une telle situation pouvait arriver à n’importe qui, comme certains accidents de vie qui surviennent soudainement et contre lesquels on ne peut pas lutter. Ensuite, les intervenants des deux asbl ont présenté leurs missions et ont expliqué qu’ils avaient souffert d’homophobie lorsqu’ils ont dévoilé leur homosexualité. Les préjugés homophobes utilisent le même raccourci que les préjugés racistes. La violence est de plus en plus régulière et malheureusement, elle est aussi banalisée car ce sujet n’intéresse pas particulièrement. L’asbl ENSEMBLE AUTREMENT existe depuis 1 an ½ et compte déjà 15 membres. L’asbl ICAR vient en aide aux prostitué(e)s de Liège. Les intervenants les accompagnent, les soutiennent et leur fournissent du matériel stérile et des préservatifs. 80 % des prostitué(e)s de Liège sont dépendants à la drogue et se retrouvent pris dans un cercle vicieux : se prostituer pour se droguer et se droguer pour avoir la force de se prostituer …

P.Leclercq

Initiation à l’informatique

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à nous téléphoner au 087/89 16 14

informatique demandeur emploi

UNITE  1

ENVIRONNEMENT NUMERIQUE : 6 heures

– La machine

– Le système d’exploitation

– Les tablettes

UNITE 2

RECHERCHE ET STOCKAGE : 8heures

-Naviguer

-Rechercher

-Organiser et stocker

UNITE 3

COMMUNICATION : 8heures

-e-mails

-medias sociaux

-partage

CREATION : 26 heures

-Microsoft Word

-Microsoft Excel

 

 

 

Violences conjugales le 6/3/2015 à 14 heures

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COLLOQUE / DEBAT

« L’ENFER DES VIOLENCES CONJUGALES ET ENTRE PARTENAIRES »

Après le discours de la Présidente du Centre et la présentation des activités de la Maison de la Laïcité par son Président, Bruno Felicetti, la parole a été donnée aux 8 intervenants de ce colloque / débat consacré aux violences conjugales. Monsieur HOUART, Magistrat, a animé le débat et donné la parole aux intervenants puis ensuite au public pour lui permettre de poser ses questions.

Nous avons donc entendu, par ordre de prise de parole :

Madame Yamina MEZIANI, Conseillère de Madame Isabelle SIMONIS, Ministre de la Promotion sociale, de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’Egalité des chances

Madame la Conseillère de la Ministre a été pendant 15 ans coordinatrice au CRIPEL à Liège. Durant cette période, elle a été en contact avec la difficulté d’insertion des femmes dans la société et connaît donc parfaitement le sujet des droits des femmes. Elle a tenu à excuser Madame la Ministre qui était malheureusement retenue pour une autre réunion. Un Ministère du Droit des Femmes a été créé récemment en réponse aux revendications des nombreuses associations féminines belges. Madame la Ministre souhaite faire avancer l’application du droit des femmes en Belgique et c’est pourquoi sa lutte contre les violences à l’encontre des femmes est en fait une réelle priorité. Elle compte mettre en place un plan quinquennal de lutte contre les violences envers les femmes, qu’il s’agisse de viols, de harcèlement, de mutilations génitales féminines (MGF), et de toutes autres violences… Selon les statistiques, il apparait que les violences entre partenaires sont les plus nombreuses. En 2014, plus de

300 000 femmes étaient victimes de violences de tous types, en y incluant les remarques humiliantes et répétitives de la part de leur partenaire. Il faut savoir que cela est suffisant pour entraîner le dépôt d’une plainte. La plupart du temps, il s’agit de plaintes pour coups et blessures. Les chiffres pour la Belgique sont alarmants. En effet, tous les deux jours, une personne meurt suite à des coups reçus de son partenaire. De nombreuses campagnes sont menées chaque année afin de sensibiliser la population à cette problématique, qu’il s’agisse de la campagne « ruban blanc » avec la distribution de tracts, de pin’s, … que des actions tout aussi médiatiques comme de larges campagnes d’affichage, de la semaine de la lutte contre les violences (qui a lieu au mois de novembre), d’émissions et de spots télévisés, … En 2014, environ 2 500 affiches ont été distribuées dans tout le pays. La violence verbale fait partie intégrante de la violence physique et l’objectif principal est d’encourager les femmes à sortir de l’isolement et à oser en parler. La ligne téléphonique gratuire « Ecoute violences conjugales » est mise à la disposition des femmes qui ont besoin d’aide ou d’un renseignement particulier. Madame Meziani rappelle que chaque personne doit être respectée dans son intégrité physique ou mentale et que les auteurs de violences doivent être poursuivis et sévèrement punis. La tolérance zéro est réellement d’application.

Madame Michèle LECLOUX, Substitut du Procureur du Roi au Tribunal de Verviers

Madame la Substitut du Procureur du Roi du Tribunal de Verviers a exposé l’aspect judiciaire et le fonctionnement de la justice en ce qui concerne les violences conjugales. Elle a répondu à la question d’une dame, elle-même victime de violences, et se plaignant de dysfonctionnements de la justice et du manque de considération des victimes.

Madame LECLOUX lui a expliqué que lorsqu’un homme est placé en observation suite à des violences envers sa compagne, la Police et les experts psychiatriques doivent l’examiner afin de rédiger un rapport qui sera ensuite transmis aux autorités compétentes en la matière. Une fois ces rapports détaillés transmis aux juges, l’homme violent sera soit placé en garde à vue, soit interné, suivant les avis des experts.

Cependant, les experts psychiatres et les policiers ne sont pas toujours d’accord et il arrive qu’ils ne partagent pas le même avis en ce qui concerne la dangerosité d’une personne et il se peut qu’une personne considérée comme non dangereuse soit malheureusement remise en liberté alors qu’elle aurait dû être internée. Il s’agit de cas très rares heureusement. Le manque criant de spécialistes en la matière au tribunal pour traiter ces dossiers qui sont pourtant nombreux à Verviers entraîne un encombrement de la justice et des dossiers qui n’auront pas été totalement approfondis faute de temps. Les violences au sein du couple se définissent comme des situations où les faits de violences (agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques, économiques, …) sont à la fois récurrents, souvent cumulatifs, s’aggravent et s’accélèrent (selon le phénomène dit de la « spirale »). Ils s’inscrivent dans un rapport de force asymétrique (dominant / dominé) et figé. Ces violences diffèrent des disputes ou des conflits conjugaux où deux points de vue s’opposent dans un rapport d’égalité. Dans les violences, il s’agit d’un rapport de domination et de prise de pouvoir de l’auteur sur la victime. Par ses propos et ses comportements, l’auteur veut contrôler et détruire sa partenaire. Ces violences créent un climat de peur et de tension permanent. Les conséquences pour la victime sont désastreuses : peur, culpabilité, perte totale de l’estime de soi et d’autonomie, isolement, stress, voire même suicide.

Madame la Substitut du Procureur du Roi rappelle que les actes suivants sont interdits et punis par la Loi :

  • Violences physiques (bousculades, coups avec ou sans objet, strangulations, morsures,

brûlures, séquestrations…) ;

  • Violences verbales (injures, menaces, cris…) ;
  • Violences psychologiques (intimidations, humiliations, dévalorisations, chantages affectifs, interdiction de fréquenter des amis, la famille…) ;
  • Violences sexuelles (agressions sexuelles ou viols) ;
  • Violences matérielles (briser ou lancer des objets) ;
  • Violences économiques (contrôle des dépenses, des moyens de paiement, interdiction de travailler) ;
  • Violences qui s’expriment au moyen de confiscation de documents (carte nationale d’identité, carte vitale, passeport, livret de famille, carnet de santé, diplôme, etc.).

Monsieur Alain HOUART, Magistrat honoraire au Tribunal de Verviers

Monsieur HOUART a exposé par le détail comment réaliser un dépôt de plainte, de son introduction à son traitement. Au tribunal, il n’y a plus que 8 magistrats de référence au niveau des violences conjugales au lieu des 13 qui siégeaient au départ. Il pense, pour sa part, que les violences dont font preuve certains hommes ou certaines femmes ne sont pas toujours dûes à des maladies psychiatriques mais qu’il s’agit bien, toujours selon lui, de la noirceur de la nature humaine. Cependant, la société ne veut pas voir que l’humanité est aussi dure et préfère se cacher les yeux et se donner bonne conscience en reléguant toutes ces déviances graves dans le domaine des maladies psychiatriques. C’est un peu simple. Monsieur HOUART, en sa qualité de Magistrat, a ensuite donné des exemples de cas vécus et a répondu aux questions du public.

Madame Karine HENROTTE, Présidente d’honneur du CFFB – Verviers

Madame HENROTTE a fait un retour sur l’histoire des violences envers les femmes et a cité les différentes lois et conventions existantes, à l’aide de statistiques et de chiffres alarmants.

Elle a ensuite expliqué que la ségrégation fondée sur le genre existe toujours actuellement, notamment dans l’enseignement, et ce dès la petite enfance. Dans les pays européens, la violence ne cesse d’augmenter. Les mariages forcés et la traite des femmes persistent également. On assiste à un retour en arrière et à une forte remise en cause des droits des femmes. Lors des conflits, ce sont toujours les femmes qui souffrent le plus. Il est apparu qu’à la suite de certaines guerres, le viol systématique avait été utilisé comme méthode de guerre et que nombre de femmes, après le conflit, avaient été victimes de la traite des femmes. Les femmes se heurtent à de nombreux obstacles dans de nombreux domaines et cela entraîne leur manque de participation, d’où un obstacle supplémentaire au bon développement de la société. Les violences sexuelles portent atteinte aux droits fondamentaux de la personne notamment à son intégrité physique et psychologique.

Elles sont l’expression de la volonté de l’auteur d’assujettir la victime et de l’isoler totalement des personnes qui seraient susceptibles de l’aider.

Le responsable de l’agression sexuelle est l’auteur quelles que soient les circonstances de la violence sexuelle. Les conséquences pour les victimes quelle que soit la forme de la violence sexuelle sont importantes, nombreuses et durables, notamment de l’anxiété, des troubles du sommeil et/ou de l’alimentation, des peurs intenses, de la culpabilité, de la dépression, un isolement, des conduites à risque ou agressives, … Ces manifestations sont propres à chaque victime et sont variables dans le temps. La victime doit être aidée et accompagnée.

Monsieur Jean-Michel ROCKS, Commissaire de Police de la ZONE VESDRE

Le Commissaire de Police Jean-Michel ROCKS fait partie de la « Cellule violences » de Verviers. Les violences conjugales sont assez fréquentes dans l’arrondissement verviétois. En réponse à une question émanant du public, le Commissaire de Police a précisé quelles étaient les conditions de recrutement des policiers et a expliqué que le niveau d’études minimum requis était le CESS. Il est vrai qu’autrefois, certains policiers étaient recrutés malgré leur manque de diplômes mais cela fait désormais partie du passé. Les examens sont d’un niveau important et il n’est pas rare de rencontrer au sein des services policiers des bacheliers ainsi que des licenciés. Il a expliqué comment s’effectuait le dépôt d’une plainte et le déroulement des auditions. Les conjoints sont toujours entendus séparément de manière à ce qu’aucune des deux parties ne fasse l’objet de menaces et de pressions entraînant le retrait de la plainte. Cependant il arrive fréquemment que des femmes victimes de violences et / ou de harcèlement moral retirent leur plainte à cause des nombreuses pressions qu’elles subissent. C’est dommage car elles avaient déjà fait le plus gros des démarches en osant passer la porte du commissariat. Tous les mois, les policiers sont formés à l’écoute en ce qui concerne la problématique des violences. Ils apprennent à être davantage à l’écoute des personnes battues avec davantage d’empathie. Ils réagissent différemment lorsqu’ils sont confrontés à des conflits entre partenaires. Une policière fait d’ailleurs partie de l’équipe qui travaille principalement sur les violences conjugales.

Madame Sandrine BODSON, Criminologue / Formatrice au REFUGE POUR FEMMES BATTUES de Liège

Le témoignage de Madame BODSON était très intéressant car elle a exprimé son sentiment personnel et expliqué qu’en début de carrière, voulant trop bien faire, elle a commis des erreurs dont elle a tiré des leçons bénéfiques. Elle s’en est heureusement rendu compte et a pu ainsi corriger le tir en prenant plus de temps pour accompagner ces personnes. Un espace dédié aux enfants a également été créé de manière à leur permettre d’exprimer leurs sentiments et d’être entendus. Des tables rondes entre adultes ont été mises en place afin de leur permettre d’échanger sur certains sujets et discuter en toute convivialité de manière à permettre de relacher la pression. Certaines histoires sont vraiment dramatiques et difficiles à supporter. Madame BODSON connaît bien l’intense détresse des femmes victimes de violences physiques, verbales, mentales, psychologiques, … Certaines veulent déposer plainte mais la peur de représailles est tellement forte qu’elles y renoncent et préfèrent encore subir les violences plutôt que de risquer de mourir sous les coups dûs à la colère de leur conjoint s’il apprenait qu’une plainte a été déposée. Elle a ensuite exposé les nombreuses missions du Refuge pour femmes battues de Liège. L’anonymat est évidemment toujours garanti et les adresses où résident les femmes battues sont tenues secrètes afin d’éviter à un mari furieux de venir attendre sa femme devant ce domicile provisoire. Lors de violences commises envers leur mère, la plupart du temps, les enfants accompagnent leur mère car une séparation serait difficile à vivre pour les enfants et cela permet de conserver une certaine harmonie familiale pour la mère et ses enfants.

Madame Laureen THEVES, de L’ACCUEIL, Maison d’accueil pour femmes et enfants de Verviers

Madame Thèves a présenté les missions de la Maison de l’Accueil de Hodimont à Verviers ainsi que ses différents rôles. Lorsqu’une situation de violence conjugale est avérée, l’autorité parentale de l’auteur d’un crime ou délit sur l’autre parent est systématiquement remise en question par la justice. Il existe une ordonnance de protection renforcée qui protège les victimes durant une longue période afin de protéger également les enfants. Les hommes violents sont dirigés, s’ils l’acceptent, vers un stage de responsabilisation leur permettant de prévenir la récidive. Madame Thèves explique que les centres d’hébergement sont tenus secrets et que la confidentialité est garantie. Dans certains cas, les femmes d’origine étrangère ont la possibilité de prolonger leur titre de séjour lorsqu’elles peuvent prouver qu’elles sont victimes de violences conjugales. Le Centre « L’Accueil » de Verviers permet à des femmes en difficulté de trouver dans une situation d’urgence un refuge pour elles et leurs enfants. Certaines personnes en détresse peuvent être accueillis au Centre même pour quelques heures. Il s’agit de faire le point avec une psychologue / assistante sociale avant de redémarrer plus sereinement. Parfois, si la situation entraîne des menaces graves de la part du conjoint violent, ces femmes sont orientées vers un foyer dont l’adresse est tenue secrète. Des menaces peuvent devenir de plus en plus concrètes mais cela arrive heureusement moins souvent. Dans des situations extrêmes, des logements sont mis à la disposition des personnes maltraitées afin de les écarter rapidement de leur conjoint violent. Il n’y a que 4 logements « secrets » dans l’arrondissement verviétois. Les centres d’accueil pour femmes battues sont peu nombreux et peu connus. Il manque cruellement de places car la demande est de plus en plus importante.

Madame Danielle COLINET, Formatrice en Wendo (auto-défense) à l’asbl « D-CLIC » de Liège

Madame COLINET nous a présenté ce qu’est le Wendo. Le wendo, de women (femme) et de do (voie-chemin) est une méthode d’autodéfense qui nous vient du Québec, pensée par des femmes pour des femmes. Il tient compte des différences morphologiques entre les femmes et les hommes, de la façon dont nous avons intégré la violence et de la spécificité des agressions contre les femmes. Il ne s’agit pas de se battre à tout prix mais de disposer des moyens de se défendre lorsque l’on est agressée. Les femmes qui pratiquent le Wendo n’en parlent généralement à personne car il s’agit d’obtenir un effet de surprise lorsqu’une agression est commise. Un stage à destination des femmes souhaitant apprendre quelques techniques de self-défense et de confiance en soi aura lieu courant mars 2015. Il aura une durée de 2 jours et sera organisé les 8 et 15 mars 2015 en collaboration avec les Femmes Prévoyantes Socialistes – Réseau Solidaris.

 

POUR LE CENTRE F/H – VERVIERS :

Pascale LECLERCQ,

Secrétaire de direction.

 

 

Activités du CFHV

Activités du CFHV

 

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CENTRE D’AIDE, D’INFORMATION ET D’EDUCATION

POUR LES FEMMES, LES HOMMES ET LES FAMILLES

ASBL

 QUI SOMMES-NOUS ?

Le Centre Femmes, Hommes et Familles est une ASBL à finalité sociale fondée en 1981. A l’origine l’objectif initial était de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes.Avec le temps, les activités du Centre se sont diversifiées et comprennent actuellement un éventail de services touchant aux services sociaux, à l’intégration des immigrés et à l’éducation permanente.

NOTRE EQUIPE

Le Centre est dirigé par un Conseil d’administration composé de neuf personnes bénévoles et présidé par Mme Jeannine Gerlach, qui est aussi chargée de la gestion journalière. Le Centre emploie sous le régime salarié une assistante sociale à temps plein, une assistante sociale à mi-temps, une employée au service comptabilité et organisation des cours, et une secrétaire de direction.Le centre bénéficie de la collaboration régulière de vingt-sept bénévoles, principalement pour les tâches d’enseignement et d’éducation permanente.

NOS ACTIVITES

COURS DE LANGUES

Le Centre dispense des cours de français toute l’année, à raison de 18 heures par semaine. Les cours sont donnés par des professeurs qualifiés, quoique bénévoles et comprennent des cours d’alphabétisation pour primo-arrivants et des cours de français langue étrangère pour les autres demandeurs. Pour favoriser l’intégration, le Centre organise régulièrement des visites d’établissements et de sites (dites « passerelles interactives »), qui familiarisent les primo-arrivants avec nos institutions et notre histoire. (visite de l’Hôtel de ville, du Palais de Justice, du Musée de la laine etc.)

Pour l’année 2014, le Centre a dispensé

  • 264 heures de cours d’alphabétisation à 37 élèves,
  • 528 heures de cours de français à 40 élèves
  • 228 heures d’activités diverses et de passerelles interactives.

COURS D’INFORMATIQUE

Dans le cadre du  » Plan Mobilisateur des Technologies de l’Information et de la Communication  » (PMTIC), né de l’initiative du Ministre Wallon de l’Emploi et de la Formation, le Centre dispense toute l’année à raison de 8 heures par semaine, des cours d’informatique destinés à sensibiliser et à former aux TIC, le public des demandeurs d’emploi. En 2014, 336 heures de cours ont été données à 43 élèves.
Ces cours sont donnés par une informaticienne diplômée et en possession du CAP. Le CFHV est agréé par la RW. Il dispose d’un parc de huit PC, et est habilité à délivrer aux élèves qui ont suivi le cours régulièrement et avec fruit un « Certificat de fréquentation et de capacité ».

LE SERVICE ESPACE DETTES

Le Centre s’est largement investi dans l’aide sociale et le conseil en matière de médiation de dettes.
Une permanence est tenue quatre jours par semaine et offre des conseils d’orientation et des conseils juridiques. Le Centre dispose de deux assistantes sociales spécialement formées à la médiation de dettes par l’Observatoire du Crédit, et est agréé depuis 2011 pour pratiquer le règlement collectif de dettes.

Le Centre pratique aussi la guidance budgétaire.
Dans ce cadre, le Centre organise six fois par an des « Groupes d’appui à la prévention du surendettement » (GAPS), sous la présidence d’un juriste spécialisé.

En 2014, le Centre a ouvert 71 dossiers de médiation de dettes (dossiers reconnus par la Région Wallonne).
CONFERENCES, DEBATS, RENCONTRES

Fidèle à ses objectifs initiaux, le Centre organise régulièrement des ciné-clubs/débats, des conférences-débats et des rencontres sur les thèmes de l’égalité hommes-femmes, la non-discrimination, et d’autres problèmes de société (euthanasie des mineurs, mères porteuses, prostitution, homophobie, violences conjugales etc.).
Ces activités sont reconnues par le service d’éducation permanente de la FWB, et par d’autres instances officielles, en fonction du thème choisi.

AUTRES ACTIVITES

Le Centre offre aussi

  • un conseil juridique régulier (sur rendez-vous)
  • un cercle de lecture pour adultes
  • un écrivain public

FINANCEMENT

Le budget annuel du Centre dépasse les 160000 €.

Les sources de financement des activités du Centre sont diverses:

  • Cotisation des membres
  • Ressources propres (certains services sont payants)
  • Subventions (Région Wallonne, FWB, Ville de Verviers, Centre pour l’Egalité des chances, Province de Liège, etc.)
  • Donations et sponsoring

NOUS ATTEINDRE

Le siège du Centre se trouve Rue Hodimont, 44 à 4800 Verviers
Téléphone : 087/331876
Email : info@cfhv.be

La permanence sociale et l’espace dettes sont ouverts les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 9h. à 12h. et sur rendez-vous.

Contacter la Présidente: Jeaninne GERLACH : 0498/306532

 Souhaitez-vous soutenir nos actions en devenant membre sympathisant ?

Vous pouvez verser 15 € sur notre compte bancaire

348-0699997-12
avec mention : cotisation 2015.

D’avance, nous vous en remercions vivement!