By the name of Tania

By the name of Tania

Synopsis: Basé sur des témoignages réels, le film hybride raconte le destin de Tania, une adolescente contrainte à se prostituer dans la région des mines d’or du Pérou.

Après le film, Sylvie Lausberg, Présidente du CFFB, a pris la parole.
1976 est la date à laquelle l’auteure sud-africaine Diana E.H. Russell a inventé le terme “féminicide”.
Il ne s’agit pas d’un meurtre par amour, d’un fait divers ou d’un drame conjugal. Le féminicide n’est pas non plus le pendant féminin de l’homicide. Il s’agit d’un crime de genre, misogyne, de haine contre les femmes. Ces actes reflètent une “certaine vision de la femme, une vision machiste”, de la part de la société mais aussi de l’État qui ne fournit pas suffisamment de garanties pour la sécurité des femmes. Les féminicides ont lieu dans un contexte de violence plus global, lié au système patriarcal. Trois plaintes pour viols ont été recensées au festival de Dour. Ils relèvent d’une même violence à l’égard des femmes. La police a diffusé ses “bons conseils”: “ne rester qu’avec des personnes de son entourage, ne pas suivre d’inconnus dans une tente et se montrer prudente avec les consommations offertes”. Ce qui revient à faire peser toute la responsabilité sur les victimes, sans s’adresser aux agresseurs potentiels.
Malgré qu’en 2016 la Belgique a ratifié ladite Convention d’Istanbul, premier texte international contraignant en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, 80 % des articles de la Convention sont peu, mal ou pas du tout réalisés chez nous après 4 ans.
La durée du nouveau plan d’action national de lutte contre les violences faites aux femmes, sous le pilotage de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, est prévu pour la période de 2020 à 2024.
Le nombre de victimes de « féminicides » s’élevait à 39 en 2017 et à 36 en 2018 et fut comptabilisé depuis début 2019 uniquement à travers un recensement des articles de presse en ligne.
Un exemple entre autres : le cas de Sébastien De Leenheer qui a assassiné Aurélie Montchery vendredi 1er novembre alors que celle-ci avait déjà déposé plainte contre lui pour coups et blessures. Il a été placé sous mandat d’arrêt mais a été libéré très rapidement. Il n’a pas respecté les conditions imposées par le tribunal mais l’a quand même tuée.